R comme ...
Le rascisme, c'est des buldozers qui avancent à grand coups de klaxons.
Comme tout le monde, j'ai les jetons. Qu'est-ce qu'on fait ? On ferme sa gueule ou on
chante. Moi, je chante. Sinon, la puanteur ambiante risque de tout rendre irrespirable.
Quel monde est-on en train de fabriquer pour nos gosses ? On vous crache à la gueule à
cause de votre couleur de peau. Demain, ce sera parce qu'on a un pull over ou bien une
bitte trop petite. Terrifiant !...
Quand j'étais môme, en Alsace, ma grand mère m'interdisait de parler aux juifs. Je n'y
comprenais rien et ça me tourmentait. Tout cela m'a guéri de l'arrogance de la verte
province. Pendant longtemps, je me croyais condamné à être cent pour cent alsacien. Et
puis, adolescent, un oncle m'a appris qu'en fait j'étais un petit bâtard. Cela a reglé
tout mes problèmes d'identité et m'a rendu presque heureux. Comment dire ? Je me suis
senti enfin libre.(1985)
J'aurai pu être un petit fonctionnaire qui râle contre ses P.V., semble être parfaitement tranquille et heureux, et qui finit un jour par se suicider. J'ai préféré suivre un parcours initiatique qui m'a aidé à me supporter moi-même et qui me donne aujourd'hui une force, un optimisme énorme. Je ne crois pas à la frilosité. Je trouve très risqué dans la vie de ne pas prendre de risques.(1994)
Le rock, c'est très naïf. Naïf et primaire. Le fait de faire des choses simples au bon endroit... Le rock est devenu un jeu entre la réalité, le rêve et l'imaginaire. Le rock me suis comme une adolescence qui se perpétue.(1994)
Le rock, c'est la violence du sentiment, pas la violence physique. Quand tu revois"la
fureur de vivre", tu t'apperçois que se sont les parents qui ont un énorme
problème. Le gamin, il est normal, il veut simplement qu'on l'aime...(1989)